Sur les trottoirs, ces manifestations d’affection sont plus rares, mais elles existent. Los Angeles a son fameux «walk of fame ». New York, pour ce que j’en ai vu, a sa 135e rue, son Apollo Theater et son Canyon of heroes.
Les deux premiers sont – évidemment- situés à Harlem. Sur la 135e rue, entre la 8e et la 7e avenue, on croise de grandes figures du peuple noir, gravées dans le bronze : Malcom X, Marcus Garvey, David Dinkins… Devant l’Apollo, place au jazz et à la soul avec James Brown, Quincy Jones, Little Richard, Michael Jackson ou Aretha Franklin. Ma chère Ella a une plaque en chacun de ces deux lieux…
A la pointe de Manhattan, là ou débute Brodway, débute aussi le Canyon of heroes. Ici, point d’étoiles, mais de longues bandes inscrustées dans le ciment des trottoirs, rappelant tous les défilés donnés sur cette célébrissime avenue en l’honneur de personnalités aux profils variés. On y trouve pêle-mêle Charles Lindbergh, fêté le 13 juin 1927 pour son premier vol transatlantique en solitaire, le général Charles de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la France, honoré à coup de serpentins et de confettis le 27 août 1945, ou encore les Yankees, portés aux nues le 10 avril 1961 pour leur victoire dans l’American League.
Le devoir de mémoire semble couler dans les veines de New York. Peut-être est-ce parce que tout va si vite dans cette ville au passé à peine composé ?
PS : pour adopter un banc ou un arbre de Central Park, lien sur le site du parc, colonne de gauche...
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