lundi 23 août 2010

Je reviendrai à Montréal


Bon, ben voilà. Ca n'a pas été facile de garder le contact pendant ces quelques jours. Quelques jours justement, qui ne m'ont certainement pas suffi pour saisir l'esprit de Québec et de Montréal.
La première m'a déroutée par son côté à la fois familier et pourtant si étranger. J'ai eu le temps de visiter le vieux centre et les quartiers adjacents, j'ai passé deux nuits en résidence universtaire et j'ai mangé une poutine, ce plat "national" totalement immonde (des frites molles baignant dans une sauce brune avec du fromage caoutchouteux), auquel on devient pourtant rapidement accro ; surtout quand il fait -20 degrés.
La deuxième ne s'est dévoilée que de nuit et sous la pluie, pour des heures trop courtes. Elle a pourtant ma préférence, peut-être parce que j'y ai retrouvé un peu de New York. Les buildings du centre d'affaires, les rues du vieux Montreal, Chinatown, les artères commerçantes, les rues branchées, les secteurs résidentiels... Et le Jazz hôtel de la rue Saint-Hubert : 8 chambres, toutes différentes, un petit déjeuner gargantuesque et le sourire de la patronne (lien colonne de gauche).Trop décalée, pas dans le mouvement, je n'ai hélas pas capté ce qui fait l'essence même de cette province selon Jacques : la bonne humeur et la propension à faire la fête de ses habitants. Les clubs, les bars, les "boîtes à chansons", je les ai effleurés mais je ne les ai pas vraiment vécus.
Ca me donne encore plus envie d'y retourner, en prenant le temps. Chacun a son rythme pour découvrir un endroit, il devient clair que le mien est plutôt... lent ! Mon corps fatigué et impatient s'adapte en urgence au monde extérieur, mon coeur prudent s'imprègne peu à peu, le temps que la transfusion fasse effet.
Alors pour finir, une chanson d'amour...

"Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Bœing bleu de mer
J'ai besoin de revoir l'hiver
Et ses aurores boréales

J'ai besoin de cette lumière
Descendue droit du Labrador
Et qui fait neiger sur l'hiver
Des roses bleues, des roses d'or

Dans le silence de l'hiver
Je veux revoir ce lac étrange
Entre le crystal et le verre
Où viennent se poser des anges

Je reviendrai à Montréal
Ecouter le vent de la mer
Se briser comme un grand cheval
Sur les remparts blancs de l'hiver

Je veux revoir le long désert
Des rues qui n'en finissent pas
Qui vont jusqu'au bout de l'hiver
Sans qu'il y ait trace de pas

J'ai besoin de sentir le froid
Mourir au fond de chaque pierre
Et rejaillir au bord des toits
Comme des glaçons de bonbons clairs

Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Bœing bleu de mer
Je reviendrai à Montréal
Me marier avec l'hiver
Me marier avec l'hiver"

Robert Charlebois

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